Ils ont enflammé le zénith de Paris.
Leur tube Shut up a dynamité le son RnB.
Baby Boy a profité de la visite éclair des Black Eyed Peas à Paname pour les interroger sur la sortie de leur nouvel album "Monkey Business",
la suite de leur album multi-platine «Elephunk».
Vous n'avez pas eu le temps de profiter du succès planétaire « d'Elephunk » que vous sortez un nouvel album.
Will I Am :
Oui, mais n'allez pas vous imaginer que nous avons conçu cet album en quelques semaines. Nous avons entamé la réflexion de nos nouvelles mélodies et de nos nouveaux textes peu après la sortie de "Elephunk" en 2004.
Fergie :
Mais effectivement, nous n'avons pas eu le temps de prendre une pause. Nous aurions pu profiter du succès de "Elephunk" pour prendre quelques semaines de vacances et nous exiler à Bali.
«Where is the Love ?» a connu un retentissement monstrueux, en Amérique comme en Europe.
Mais ce n'est pas pour ça que Black Eyed Peas a changé : c'est toujours le même animal, sauf qu'il a un peu grandi.
Le lionceau porte maintenant une crinière. On a évolué, en tant que producteurs, compositeurs, entertainers.
Vos chorégraphies sur scène sont très impressionnantes !
Apl de Ap :
Nous avons envie d'offrir au public quelque chose de très visuel mais j'ai toujours le sentiment de ne jamais en donner assez !
Nous essayons de repousser les limites le plus loin possible.
A côté de Prince ou de James Brown y a du boulot.
Justement, Vous avez enregistré un titre avec James Brown « Don't funk with my heart».
Vous êtes définitivement accro aux années 80 ?
Will I Am :
C'était incroyable de côtoyer une telle légende. Il fait partie de l'histoire avec un grand H !
Il s'est battu avec les Black Panthers, Malcolm X, Martin Luther King.
Il a beaucoup apporté à la communauté black américaine.
Il était la bien avant Michael Jackson ! Il a ouvré pour les droits civiques des black.
Au-delà de la funk, du hip hop, de la soul et du gospel, James Brown a contribué à changer notre vie et notre condition aux Etats Unis !
Vous êtes, avec Outcast,le groupe de hip hop le plus décalé et métissé.
En ce qui vous concerne, peut-on parler d 'un rap mondialisé.
Avec «Elephunk» on a juste pondu, sans vraiment s'en rendre compte, le premier disque de rap « global ».
En s'abreuvant à la source de styles les plus divers (rap, rock, funk, soul, reggae, électro), auxquels s'ajouterait la vision rassurante d'un monde en totale harmonie, sans frontières ni chapelles à défendre.
Will :
Effrayant d'être numéro 1 pendant 8 semaines !
A la place on a débarqué avec ce texte évoquant le terrorisme, la C.I.A., le racisme...
Et ça résumait bien l'état dans lequel était en train de sombrer notre monde après le 11 septembre..
Quelque part c'était donc très excitant de savoir qu'une chanson (Where is the love) parlant de ce genre de problèmes passait partout à la radio !
Pourquoi ce titre Elephunk ?
Fergie :
Quand « Elephunk » a commencé à bien se vendre, on dormait trois ou quatre heures par nuit, on faisait trois concerts par jour...
On avait vraiment l'impression à ce moment-là d'être des chimpanzés de cirque, tiraillés par les télés et la presse qui étaient tout le temps à nos basques.
C'était tellement fatigant qu'on ne savait même plus à la fin dans quel pays on se trouvait, ni quel était le numéro de notre chambre d'hôtel !
Recueilli par : Nasty baby
Album : Monkey Business (dans les bacs le 7 juin).